Monuments en péril: la polémique!
Pour résumer cet article, Christine Albanel, ministre de la Culture, suggère de taxer les nuitées dans les hôtels de luxe: "une contribution de 2€ par nuitée des
clients des quatre étoiles pour financer en partie l'entretien et la restauration du patrimoine". Cette taxe qui concernerait quelques 169 hôtels de luxe sur Paris intra-muros, rapporterait près
de 50 millions d'euros par an!
Il existe pourtant déjà une taxe de séjour, à laquelle sont soumis les 1478 hôtels parisiens. Cette taxe collecte plus de 25 millions d'euros chaque année.
L'annonce a soulevé une inquiétude auprès du cabinet de l'adjointe en charge du patrimoine de l'édile parisien: elle y voit le signe d'un désengagement de l'Etat: "Sur Paris, c'est
particulièrement dramatique. Sur une quinzaine d'opérations engagées par la mairie cette année, seules les restaurations de la Tour St Jacques et de l'Eglise St Sulpice (chantiers estimés
respectivement à 8.4 et 28 millions d'euros) ont reçu le concours du ministère via la Direction régionale des affaires culturelles (DRAC). Il y a 4 ans, celle-ci participait au moins à 30% des
travaux". Ainsi les rénovations de l'Eglise St Eustache, au coeur du quartier des Halles, et des colonnes du Trône (XX°) seront uniquement prises en charge par la ville de Paris.
Au Ministère de la Culture, on tient à rappeler que la proposition n'en est qu'au stade de la réflexion.
On s'interroge sur la donne financière: où trouver les 100 millions d'euros manquants au budget annuel de 300 millions alloués à la restauration du patrimoine?
Car s'ils se disputent sur la source du financement, tous les acteurs du secteur s'accordent en revanche sur la création d'un "fonds de soutien stable", échappant à la programmation
budgétaire.
Mécénat privé, taxes sur les casinos, loterie de la Française des Jeux, publicité sur les échaffaudages, partenariat public-privé... les pistes ne manquent pas. Avec une urgence: trouver
plus d'1.5 milliard d'euros, montant des besoins des travaux en Ile-de-France, selon un rapport ministériel du mois de décembre dernier sur l'état sanitaire du parc monumental.
Sur les 3989 monuments historiques répertoriés dans la région francilienne, plus de 18% des monuments sont en péril.
(Source: JDD Paris Ile-de-France - 27 janvier 2008)
C’est au petit matin, pour éviter la foule qu’attire ce site exceptionnel, que nous nous sommes retrouvés sur le Causse de Gramat le 20 août dernier. Notre
groupe de 22 jeunes était prêt à descendre dans les entrailles de la terre, à exactement 75m de profondeur dans cette cavité naturelle, humide et sombre qu’est le Gouffre de Padirac.
« Confortablement » installés dans deux barques, nous sommes partis à la découverte du Grand Dôme et du Lac de la Pluie le long de cette rivière
souterraine non encore totalement exploitée.
Avant d’atteindre la destination principale de la journée, nous avons fait étape dans le modeste village de Tauriac, qui abrite pourtant l’église romane de
Saint-Martial et ses peintures remarquables du XV° siècle : Pauline, responsable des VMF Jeunes Aveyron, a retracé pour nous l’historique de ce lieu et a détaillé chacune des fresques bien
conservées représentant notamment les douze Sybilles.
Surpris par la pluie au moment du pique-nique, Marie-Pierre de Lépinay nous a gentiment ouvert sa maison à Montvalent, dans la belle demeure qu’elle rénove
avec ses proches depuis quelques années.
Notre après-midi a été réservé à la visite du site de Rocamadour. Nous avons pu suivre la visite menée par le guide des lieux, le Père Ronan de Gouvello, à
travers les sanctuaires restaurés du XIX° siècle. Nous avons réalisé à quel point la sauvegarde de ce lieu de pèlerinage est essentielle : l’appel aux dons se fait urgent !
Dernier moment sympathique clôturant cette journée : la visite de la ferme Vidieu à Bretenoux. Nous avons assisté à la traite des chèvres et avons même
dégusté un plateau de délicieux cabécous de différents âges, l’une des fiertés de notre terroir !
VMF 218 - DANS LE ROUERGUE...
Né en 1790, le département de l’Aveyron épouse presque intégralement les frontières de l’ancienne province du Rouergue, elle-même héritière de la Ruthénie gauloise… Au carrefour de l’Aquitaine, de l’Auvergne et du Languedoc, ce pays, situé sur la route de Compostelle, fut une terre d’accueil et de passage, comme en témoignent Conques et bien d’autres lieux souvent moins connus. Les abbayes, les granges monastiques tout comme les sites templiers et hospitaliers du Larzac rappellent la puissance des ordres religieux. Eglises et châteaux fortifiés, construits ou transformés pour faire face à des époques troublées, ne font pas oublier les grâces de la Renaissance, qui s’épanouissent dans certaines demeures du vieux Rodez, de Villefranche-de-Rouergue, cité marchande, ou dans quelques châteaux de plaisance. L’architecture rurale, liée au pastoralisme, tout comme le viaduc de Millau, qui continue une longue histoire en matière de ponts et d’ouvrages d’art, illustrent aussi la diversité d’un patrimoine que nous vous invitons à découvrir dans notre numéro de juillet.
Par VMF
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Publié dans : vmfj1246
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