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Lundi 16 avril 2007

 

 

Réunion des associations nationales de sauvegarde du patrimoine bâti et paysager

Les présidents des huit associations nationales de sauvegarde du patrimoine bâti et paysager (dont notre association des VMF) ont demandé et obtenu d’institutionnaliser leurs relations avec le ministère chargé de la culture. Les réflexions menées en commun les ont conduit à étendre leur champ d’action au patrimoine naturel et à engager également un rapport institutionnel avec le ministère chargé de l’écologie et du développement durable.

Dans ce cadre, ils vous adressent la série de questions suivantes afin que vos réponses permettent d’éclairer leurs adhérents :

1/ Rôle de l’État, garant de l’intégrité du patrimoine

A plusieurs reprises au cours des derniers mois, des éléments majeurs du patrimoine ont été mis sérieusement en péril, sans que l’État joue son rôle avec l’autorité nécessaire. Seule l’intervention des associations, celle de l’opinion publique ou celle de la juridiction administrative ont permis d’éviter ces graves atteintes à notre patrimoine. Comment pensez-vous faire assumer pleinement par l’État son rôle de garant de l’intégrité du Patrimoine ?

2/ Cohérence interministérielle pour la politique du patrimoine bâti et paysager

Dans notre pays, le patrimoine bâti et le patrimoine naturel sont inséparables : ils doivent être protégés, conservés et transmis aux générations futures. Les responsabilités gouvernementales dans ces domaines sont aujourd’hui éclatées entre plusieurs ministères qui n’ont pas une politique coordonnée sur ces sujets. Comment entendez-vous assurer la coopération et la coordination interministérielles indispensables dans ces domaines ?

3/ Financement du patrimoine et développement économique

Compte tenu de l'abondance et de la diversité du patrimoine bâti et paysager français, celui-ci est un véritable levier de développement économique générant quelques 500 000 emplois directs ou induits non délocalisables. Or les crédits de l’État en région affectés à la restauration des Monuments Historiques ont été sévèrement réduits ces dernières années mettant en cause la survie d’entreprises spécialisées, la sauvegarde de certains édifices et les efforts des territoires en matière d’attractivité touristique. Il est urgent que les pouvoirs publics se mobilisent pour préserver ce secteur économique majeur, et pour encourager la professionnalisation des acteurs et la transmission des savoirs et des savoir-faire. Comment envisagez-vous de donner au patrimoine tant public que privé, les moyens nécessaires à son entretien, à son développement et à son rayonnement ?

4/ Insertion du patrimoine bâti ancien dans la réglementation énergétique

Trop souvent, les textes législatifs et réglementaires pris dans les domaines de la construction et du logement ne tiennent aucun compte des spécificités du bâti ancien alors que celui-ci a des qualités écologiques propres, et que des millions de logements ont été construits avant 1948. Envisagez-vous de faire en sorte qu’à l’avenir, par des textes distincts ou par des dispositions particulières, il soit tenu compte de ces spécificités et que la préservation du bâti ancien soit un objectif de ces politiques ?

Nos associations qui regroupent plus de 50 000 adhérents actifs et plusieurs dizaines de milliers de sympathisants, très engagées dans le tissu associatif français, seront évidemment particulièrement attentives à toutes les réponses que vous formulerez, et à tout engagement présidentiel en faveur d’une politique nationale du patrimoine bâti et paysager, moderne et respectueuse de l’identité des territoires.

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Jeudi 8 février 2007
Article paru dans la Dépêche du Midi le 8/02/2007
Cathédrale de Rodez : très chers échafaudages

 

L'été dernier, de passage en Rouergue, Renaud Donnedieu de Vabres, ministre de la Culture avait promis des crédits pour la cathédrale de Rodez. 540 000 € doivent arriver dans les caisses de la Direction des affaires culturelles. On verra les travaux, « avant la fin de l'année », assure Louis Allemand, conseiller régional des monuments historiques.

 

Après le nord et l'est, il est temps de s'attaquer à la façade ouest. « Le projet architectural est à l'étude, ensuite la procédure d'appels d'offres sera lancée et un poste de tailleur de pierre sera en place fin 2007 ». Dominique Vermorel, dont l'entreprise s'est occupée du chantier précédemment, estime que « depuis 2004 les crédits sont à la baisse. Il ne faut pas que l'État se désengage car la cathédrale est un bâtiment exposé, un pinacle est tombé et les pierres se dégradent, il est donc important de ne pas interrompre les travaux. L'investissement culturel est capital et son retour touristique énorme. Le patrimoine gratuit c'est la culture pour tous ».

L'ETAT SAIT-IL COMPTER ?

Argument que l'on retrouve dans un récent rapport du Sénat qui indique que « le patrimoine avant d'être coûteux est surtout une source de richesse ». En France, « la filière représente près de 350 000 emplois. Plus encore si l'on y ajoute le tourisme patrimonial».

Ce qui n'est pas difficile à chiffrer, c'est ce que coûte les atermoiements du financement de ces travaux. Exemple, dans l'enveloppe de 540 000 € attendus, 500 000 vont partir dans la location et le montage de l'échafaudage !

«C'est vrai, reconnaît-on un peu pincé à la DRAC. Monter, démonter, remonter coûte très cher. Mais acheter des échafaudage, ça n'est pas notre vocation»... Certainement mais la proportion du budget qui part dans cette location permet de se demander légitimement si l'Etat sait compter.

Reste les plaisirs de l'art et les beautés de l'édifice. Des travaux d'entretien sont en cours dans les sacristies de la cathédrale de Rodez et le 20 février l'inauguration des vitraux, des chapelles du chœur des verrières attirera de nombreuses personnalités. Les vitraux sont l'oeuvre de l'artiste parisien Stéphane Belzère et des ateliers Duchemin.

M.-C. Bessou


Tensions budgétaires

 

«Nous sommes dans une période de tension budgétaire» explique avec urbanité le directeur régional des Affaires culturelles, qui souligne aussi que les nouvelles mesures prises par le gouvernement Villepin permettent de mieux réguler les crédits pour les monuments historiques. Depuis 1998, l'état a attribué 4,7 millions d'euros à la cathédrale ruthénoise, dont 3,6 ont été effectivement payés.

Là se trouve un point d'accroche: dans la différence entre les crédits votés et ceux qui sont utilisés. Ilspeuvent ne pas l'être pour diverses raisons: 1/ Bercy les bloque parce que la trésorerie de l'Etat est à sec. 2/ Les appels d'offres prennent du temps ou restent infructueux. 3/ L'argent va ailleurs, dans la région, sur un autre chantier. Sur ce point la DRAC est très vigilante, «on ne déshabille pas Paul pour habiller Pierre» affirme son patron.

Il doit veiller à l'impartialité entre départements mais aussi à l'intérieur de chacun d'entre-eux.En Aveyron par exemple il faut aussi penser à l'Eglise d'Aubin, aux Courtines de Sévérac-le-Château et à la Chartreuse de Villefranche-de-Rouergue...

La Drac fait aussi porter son effort sur les restaurations d'oeuvres contenues dans les édifices.

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Mardi 6 février 2007

Infos pour les parisiens!

Les VMF participent en février au salon Rétromobile (Paris, Porte de Versailles) pour faire connaitre la revue spéciale "Automobile et patrimoine" qui va bientôt paraître.

En voici les horaires:

- Vendredi 16 février: 12h - 22h :  matinée professionnelle

- Sam 17 et dimanche 18 février : 10h-19h

- Lundi-mercredi-jeudi : 11h-19h

- Mardi - vendredi 23 : 11h-22h

Faites-y un tour à l'occasion!

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Vendredi 5 janvier 2007

Le bureau des VMF Jeunes Lot-Aveyron vous souhaite une heureuse année 2007 !

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Vendredi 5 janvier 2007

Joachim Murat, roi de Naples, fit édifier entre 1807 et 1815 sur sa terre natale le château de Labastide-Murat. Cette somptueuse demeure, bâtie sur les plans de l’architecte parisien Leconte, est en Quercy l’un des rares représentants du style néo-classique.

Un grand parc enclos de murs forme l’écrin du château de Murat, que ce maréchal d’Empire à l’ascension fulgurante fit ériger près du bourg qui portait alors encore le nom de Labastide-Fortanière.

L’élégant château de plan rectangulaire reflète l’engouement sous l’Empire du style néo-classique.
Ses deux façades largement ouvertes sur le parc sont structurées symétriquement par des avants-corps médians, peu saillants.
Au rez-de-chaussée, sont placées trois baies en plein cintre scandées de pilastres doriques, portant un entablement orné de triglyphes, patères et bucranes.
Des cordons moulurés règlent chacun des niveaux des façades, percées de grandes fenêtres.

La symétrie de la composition était accentuée par la présence de deux ailes plus basses à couronnement de balustres, détruites au 20e siècle, mais dont témoigne encore une photographie prise par Armand Viré.
 
Le perron, placé dans l’axe de l’allée bordée de platanes, mène à un grand vestibule, ouvert par des arcades sur le grand salon qui constitue l’un des plus beaux exemples du style Napoléon III.
Un bel escalier en pierre s’y développe pour desservir l’étage, où deux chambres sont ornées d’un décor resté intact.

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